Pourquoi vos coussins moisissent chaque hiver
La moisissure a besoin de trois choses : de l’humidité, de la matière organique et un espace confiné. Un coussin rangé dans un coffre de cockpit à l’automne les réunit toutes. S’il a été housse encore humide, ou stocké à plat contre une paroi froide qui condense, le résultat au printemps est prévisible : les points noirs suivent les coutures, là où l’humidité stagne le plus.
La javel : le réflexe qui condamne le tissu
La javel décolore la surface, ce qui donne l’illusion d’avoir traité le problème. En réalité, elle attaque le traitement déperlant des tissus acryliques, fragilise les fils de couture, et ne touche pas le mycélium logé dans la mousse. Trois mois plus tard, les points noirs reviennent sur un tissu désormais poreux, qui boit l’eau et moisira plus vite encore.
Le protocole qui fonctionne
Brossage à sec des spores en surface, prétraitement avec un produit anti-moisissure compatible avec la toile, lavage doux à basse température, rinçage abondant, séchage complet à plat ou tendu, puis réimperméabilisation si la toile est acrylique. Quand la mousse est atteinte à cœur, elle se traite séparément et se sèche par égouttage : une mousse Dryfast s’y prête bien, une mousse classique beaucoup moins.
Empêcher le retour l’hiver suivant
Ne rangez que des textiles parfaitement secs, jamais sous plastique étanche, qui piège l’humidité résiduelle. Stockez les coussins debout, dans un local ventilé, plutôt que dans les coffres du bord. C’est exactement ce que couvre notre forfait de mise en hivernage, avec un conditionnement qui respire.

